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Compétitivité nationale vs. compétitivité internationale

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Sarah Lorieux met en avant la capacité des entreprises françaises à l’export à travers son article du 31 mai publié dans le journal Économie Matin. Alors que les entreprises françaises observent de plus en plus les limites du marché national, elles doivent orienter leurs activités vers des marchés nouveaux. Selon l’auteur, «3 500 entreprises ont le potentiel de se développer à l’international et pourraient créer environ 49 000 emplois en France.»

internationalD’après le rapport de l’IMD (Institute for Management Development), la France se positionne à la 28ème place en terme de compétitivité (10ème pays européen). Dans son article du 31 mai 2013, Laure de Charrette questionne les politiques d’austérité qui, selon elle, menacent la cohésion sociale et sont à l’origine de la stagnation de la croissance en France.

La 1ère place est occupée par les États-Unis. D’après l’article publié par le journal Le Point le 30 mai dernier, la place de leader en terme de compétitivité pour les États-Unis s’explique par la bonne santé de son secteur financier et la multitude de sociétés performantes présentant des innovations technologiques. On comprend donc que le gouvernement français et particulièrement le Ministère du Commerce Extérieur privilégient les États-Unis comme partenaire export pour les années à venir. D’ici 2022, les États-Unis resteront le 1er importateur de produits, services ou technologies provenant de France.

La stratégie mise en place par Nicole Bricq et ses conseillers en décembre 2012  est organisée autour du thème « mieux vivre » sous quatre domaines: « mieux se nourrir » (qualité et diversité des produits, sécurité et traçabilité alimentaire, diététique, équipements agricole et de l’agroalimentaire), « mieux se soigner » (pharmacie, dispositifs et équipements médicaux, parapharmacie et cosmétique, services de santé), « mieux communiquer » (logiciels, numérique embarqué, composants et produits électroniques à haute valeur ajoutée, sécurité, e-services), « mieux vivre en ville » (ingénierie urbaine, construction et efficacité énergétique, matériels et services environnementaux, transports urbains). Chaque secteur cité est associé à des pays cibles susceptibles d’importer ce type de produits, services ou technologies. Les États-Unis représentent le plus fort potentiel pour les entreprises françaises dans chacun de ces secteurs.

Actuellement, seulement 22000 entreprises françaises ont chaque année des échanges avec les États-Unis. Axel Baroux, directeur des bureaux Ubifrance au Canada,  met en avant que « les USA et le Canada représentent 17% de l’économie mondiale. Or, les échanges avec la France atteignent à peine 6% de nos exportations.” Dans leur démarche internationale, les entreprises françaises doivent avoir comme priorité de bien sélectionner leurs marchés cibles en conservant une vision sur le long terme. La crise économique qui s’abat sur l’Europe doit être perçue par les entreprises comme une opportunité pour replacer ses activités et développer de nouveaux marchés de manière à optimiser sa compétitivité tant au niveau national qu’au niveau international.

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